Cher(e)s Vou(e)s,
La présente est pour vous informer que YEAH!
Mon professeur a compris qu'un si beau voyage que celui que j'ai eu la chance de vivre ne pouvait être évalué. Ou que coudonc, tant qu'à avoir à donner une note (paperasserie oblige), pas le choix de donner la perfection.
J'ai donc le plaisir de vous officiellement annoncer que Lettres de Paris (avant de devenir "Ex-") se mérite la sublime, la magnifique, l'éblouissante, que dis-je, la thaumaturgique (!?) note de A+.
Restons modeste: vive moi.
Bon ok, vivent les lecteurs de ce mirobolant blog qui m'ont donné la motivation (j'étais quand même assez motivée toute seule, mais donnons à César(e) ce qui revient à César(s).) de tenir cette extraordinaire feuille de chou virtuelle en vie. Merci, Vou(e)s.
Cet écrit scelle un épisode marquant de nos vies, j'en suis consciente. Heureusement, c'est Noël dans presque 7 mois, on va se consoler vite.
En attendant, bonne vie, et n'oubliez pas qu'il est préférable d'attendre une demie-heure après le manger pour se baigner, et au moins une heure après le même miam-miam sus-mentionné pour se brosser les dents. Ask your dentist.
See you sur Nez-Croche.
lundi 19 mai 2008
samedi 26 avril 2008
Pour vrai, là, c'est fini!
Éprouvant toujours un immense plaisir à vous lire, mais n'en ayant plus à écrire, j'ai décidé de supprimer (horreur!) toute publication faite après mon retour de Paris, et de garder ce blog comme unique souvenir de ma session d'étude à l'étranger. MAIS N'AYEZ CRAINTE: sachant que la passion du keyboard risque de me reprendre, je transfère sur nez-croche.blogspot.com. Peut-être y vivrai-je de nouvelles aventures! En attendant, vous pouvez toujours relire les Lettres de Paris! Je ne publierai plus ici qu'un dernier message lorsque j'aurai reçu l'évaluation de mon journal de bord, pour vous dire quelle note se méritait, académiquement parlant, ce merveilleux voyage.
vendredi 11 janvier 2008
Rock'n Fritz à Aix
Hier soir, sortie à l'Ostradamus. Ce petit bar du Vieux-Québec, que je découvrais hier, était le lieu de rencontre de plusieurs
personnes diverses pour dire un "au-revoir" à Marie-Christine, qui quitte dimanche le sol québécois pour retrouver celui, parfumé, d'Aix-en-Provence. Et rejoindre la colorée Élise qui a déjà fait de cette superbe ville sa terre d'adoption. Marie-Christine était rayonnante, pleine d'entrain, beaucoup plus maître de son stress que je ne l'aurais cru. Je suis tellement contente pour elle... et en même temps, un petit peu pas mal jalouse! Elle va retrouver la France... Ah, là, là!
Cette soirée au bar a sans doute été l'une de mes plus étrange sorties à vie. L'endroit était peu peuplé, les amateurs de hockey ayant quitté les lieux à la fin du match, et nous avions les sofas à nous. Les groupes se formaient et se reformaient au gré des conversations, le barman nous apportait des carottes coupées sur un plateau, et Thomas et moi nous sommes lancés dans une partie de dame endiablée. Ni lui ni moi ne savions vraiment jouer. Match nul, finalement, mais j'aurais carrément perdu si Julien D. ne s'était pas creusé les méninges à me sortir du pétrin...
Le temps passait, mais pas la bière, j'étais sobre mais en pleine forme, pas fatiguée du tout. Avec Julien C., Marie-Hélène et Thomas, on a décidé de tester la minuscule, miteuse, sale et déchirée table de billard coincée entre le bar et les toilettes. Une baguette pour quatre, jamais vraiment assez d'espace derrière pour bien se positionner, nous avons joué deux parties TRÈS serrées... que Tom et moi avons perdu, DE PEU! Marie-Hélène avait toujours un petit sourire enjoué au coin de la bouche et des paroles d'encouragement drôles à tout moment. Très zen. "J'ai l'impression que le jeu de billard reflète bien ma vie", a-t-elle d'ailleurs déclaré vers minuit et demie...

Nous avons quitté les lieux un peu passé une heure, après avoir fait nos adieux à Marie-Christine et lui avoir promis de rester en contact (par Skype, peut-être, même si msn est plus pratique parce qu'il permet d'aller aux toilettes incognito pendant une discussion [de préciser M-C]).
Dodo.
Ce matin, tempête de neige sur Québec. JoBe a re-déménagé ses trucs dans son appart'. Les cours reprennent dans trois jours...
personnes diverses pour dire un "au-revoir" à Marie-Christine, qui quitte dimanche le sol québécois pour retrouver celui, parfumé, d'Aix-en-Provence. Et rejoindre la colorée Élise qui a déjà fait de cette superbe ville sa terre d'adoption. Marie-Christine était rayonnante, pleine d'entrain, beaucoup plus maître de son stress que je ne l'aurais cru. Je suis tellement contente pour elle... et en même temps, un petit peu pas mal jalouse! Elle va retrouver la France... Ah, là, là!Cette soirée au bar a sans doute été l'une de mes plus étrange sorties à vie. L'endroit était peu peuplé, les amateurs de hockey ayant quitté les lieux à la fin du match, et nous avions les sofas à nous. Les groupes se formaient et se reformaient au gré des conversations, le barman nous apportait des carottes coupées sur un plateau, et Thomas et moi nous sommes lancés dans une partie de dame endiablée. Ni lui ni moi ne savions vraiment jouer. Match nul, finalement, mais j'aurais carrément perdu si Julien D. ne s'était pas creusé les méninges à me sortir du pétrin...
Le temps passait, mais pas la bière, j'étais sobre mais en pleine forme, pas fatiguée du tout. Avec Julien C., Marie-Hélène et Thomas, on a décidé de tester la minuscule, miteuse, sale et déchirée table de billard coincée entre le bar et les toilettes. Une baguette pour quatre, jamais vraiment assez d'espace derrière pour bien se positionner, nous avons joué deux parties TRÈS serrées... que Tom et moi avons perdu, DE PEU! Marie-Hélène avait toujours un petit sourire enjoué au coin de la bouche et des paroles d'encouragement drôles à tout moment. Très zen. "J'ai l'impression que le jeu de billard reflète bien ma vie", a-t-elle d'ailleurs déclaré vers minuit et demie...
Nous avons quitté les lieux un peu passé une heure, après avoir fait nos adieux à Marie-Christine et lui avoir promis de rester en contact (par Skype, peut-être, même si msn est plus pratique parce qu'il permet d'aller aux toilettes incognito pendant une discussion [de préciser M-C]).
Dodo.
Ce matin, tempête de neige sur Québec. JoBe a re-déménagé ses trucs dans son appart'. Les cours reprennent dans trois jours...
jeudi 3 janvier 2008
Temps des fêtes
Le Québec, c'est tellement un endroit incroyable! Les températures y sont extrêmes (la ville de Québec connaît actuellement un froid mordant approchant les -30 degrés) mais les paysages sont magnifiques, et les gens très chaleureux.
J'ai retrouvé mes mitaines-marionnettes dont j'avais (honte à moi) oublié l'existence. Heureusement, elles se souvenaient toujours de moi, ouf!
Nous sommes parties nous balader toutes les trois dans Philipsburg, on s'est bien marré! J'ai pris de jolies photos. Il faisait si froid... mais la promenade en valait la peine.
Le 30 janvier, souper chez mon ex. Je dis ça en blaguant, parce qu'en fait c'est le premier garçon que j'ai vraiment embrassé, à 14 ans. Notre relation dura environ 2 mois, pendant lequel nous nous sommes vus 3 fois. M'enfin.
Ses parents sont d'excellents amis des miens, et toute cette famille est assez géniale! La soirée a été amicale et très très belle, arrosée entre autres par les différentes créations alcoolisées de Stanislas. Hydromel de menthe? Miam! Et il y avait des bébés oiseau!!
Le 31, réveillon chez les Potvin-Rosselet. J'ai eu la surprise de découvrir que Dez avait intégré Julien à la famille l'instant d'une soirée. Quelle belle façon de terminer l'année, chez la famille mais entre amis en plus! Le meilleur des deux mondes. Édith a été, quant à elle, intégrée un peu de force à nos jeux de
société, et elle a perdu les deux parties avec grâce et élégance. Félicitation! Vins et bières et champagne se sont succédés, mais la tentative de vin chaud que j'ai timidement faite à la fin de la soirée a mit fin à cette suite. Nous sommes sagement rentrés quand il a fallu aller mettre les parents au lit. À cet âge, les soirées finissent tôt... haha!
Le 1er janvier, réunion des Benoit à St-Ignace. J'adore! Revoir tous les cousins est toujours un moment génial dans l'année. Malheureusement cette année, il y avait beaucoup d'absents, mais les présents l'étaient à 100%.
Arrivée à 13h00, je ne suis repartie que vers 21h00, pour accompagner grand-maman dans la québécoise tempête. 1h15 de route pour un trajet qui prend normalement 35 minute... ouch!

Finalement, je suis rentrée à Québec le 2 janvier. Retour dans la ville des bancs de neige gratte-ciel.
Quelques photos prises en chemin montrent la beauté des Cantons-de-l'Est après deux jours de neige...
À Québec, maman
m'a amenée à l'épicerie, histoire de remplir un peu ma tablette du frigo dans mon nouveau logis. Le service au Maxi était assuré par trois employées seulement. Trois. La queue pour passer aux caisses faisait plus de trente mètres de long. Partout dans l'épicerie, des paniers, remplis de victuailles, avaient été abandonnés par leur
propriétaires, las d'attendre, sans doute. Maman et moi avons été prendre deux magazines, je me suis assise dans le panier, et nous avons attendu. 45 minutes d'attente pour atteindre la caisse. Quelle drôle d'expérience!!
À Québec, maman
lundi 31 décembre 2007
famille
J'ai peine à y croire: je suis de retour au Québec depuis une semaine maintenant. À Philipsburg, je prends plaisir à redécouvrir ma famille.
Maman est toujours aussi garçon manqué, créature tapageuse, et drôle de maman affectueuse. Depuis mon retour, je me lève tôt, elle me fait un cappuccino au réveil, et elle me répète au moins 5 fois par jour qu'elle est dont ben contente que je sois là et qu'elle ne veut pas que je reparte à Québec. Drôle! En plus, maintenant elle semble tolérer un peu la musique, alors j'en profite pour lui faire écouter des groupes français...!
Papa, qui a
toujours eu des goûts vestimentaux un peu louches, n'est donc pas si surprenant en bottes et chapeau de cowboy. Juste un peu drôle. Il continue de rater la majorité des blagues qu'il raconte, mais il a toujours tout plein d'intéressantes histoires en réserves. Il sait rendre passionnant le récit d'une vache qui met bas, avec péripéties et suspense et tout. Et il a toujours d'aussi drôles d'idées: comme cadeau de Noël, il m'a offert une roche (une veine d'argile rouge, je crois) ...
Clémence, ou Shicklett, est une drôle de fille. Le
genre d'adolescente qui reçoit à Noël un nouveau sac de hockey et un fer à friser et qui est tout aussi contente des deux cadeaux. Elle est toujours aussi sportive, jolie, et elle joue encore très bien du piano. Elle est gamine et enjouée, et sérieuse et bougonneuse, tout à la fois. Et maintenant, en plus de tout ça, elle est amoureuse. Et elle est si attachante...!
Marie-Jo, c'est ma Bibi. Et je suis sa Bibi. On est deux, et on est tout sauf pareilles.
C'est ma grande petite soeur. Souvent plus grande que petite. Elle est encore avec Mike, ils habitent toujours ensemble à Québec, et ça va bien même si Mike ne lave pas assez souvent la vaisselle au goût de JoBe... De leur côté, rien du tout n'a changé: Jo est toujours aussi adorable et musclée et forte et tête de mule, et Mike est toujours aussi drôlement et insupportablement idiot. Je les adore.
Et moi? Selon JoBe et Shick, j'ai un léger accent français qui ressort parfois, surtout sous forme d'expressions. Quand ça arrive, mes soeurs se jettent un coup d'oeil, et me rient au nez. J'ai le malheur de dire "bagnole", "drôlement chouette" ou "putain", et je suis automatiquement exclue de la société québécoise familiale...
Papa, qui a
Clémence, ou Shicklett, est une drôle de fille. Le
Marie-Jo, c'est ma Bibi. Et je suis sa Bibi. On est deux, et on est tout sauf pareilles.
Et moi? Selon JoBe et Shick, j'ai un léger accent français qui ressort parfois, surtout sous forme d'expressions. Quand ça arrive, mes soeurs se jettent un coup d'oeil, et me rient au nez. J'ai le malheur de dire "bagnole", "drôlement chouette" ou "putain", et je suis automatiquement exclue de la société québécoise familiale...
vendredi 28 décembre 2007
Épilogue
Le dernier soir à Paris, dimanche, j'étais contente d'avoir réussi à bien
m'emmerder pendant le week end. J'avais un peu hâte de rentrer à la maison. MAIS, horreur, je suis retombée amoureuse de Paris (Paris m'est amoureusement retombé dessus). Marina et son papa sont venus me délivrer de la demeure Castelnaudienne pour m'amener chez eux. En route, trop gentil, ils ont décidé que je ne devais pas quitter la ville sans avoir vu les illuminations de l'avenue des Champs Élysés. Alors on a fait le détour pour voir. SU-PER-BE. J'en ai encore des étoiles plein les yeux. On est revenus par le Trocadero pile à l'heure où la Tour Eiffel scintille, on s'est arrêté le temps de deux trois dernières photos. J'ai (bis) encore des étoiles dans les yeux.
Lundi matin, lever à 4h45 pour quitter la maison à 5h00.
Beurk, c'est tellement pas une heure pour se lever! On arrive à l'aéroport vers 6h00 pour apprendre que mon vol, qui partait normalement à 8h50, est retardé de trois heures suite au mauvais temps à Montréal qui empêchait le décollage cette nuit. Bon, cool, je suis coincée dans le hangar aéroportuaire jusqu'à midi. J'achète une exorbitante passe d'accès au réseau wifi et je résiste à l'attrait du duty free à côté.
Le soleil brille sur Roissy alors que le soleil matinal chasse doucement la brume autour. L'aéroport, sorte de hangar égayé par des (fausses?) plantes vertes, semble presque un endroit accueillant. J'entends des gens parler autour de moi: tous des québécois! Une grande majorité des voyageurs sont, comme moi, des étudiants qui rentrent au pays pour Noël. Ça me fait un sacré choc d'entendre autre chose que l'accent français auquel j'étais si habituée! Et... ça peut paraître snob, ou je ne sais quoi, mais c'est terrible à quel point certaines personnes ont le québécois profondément bûcheron! Ça m'a fait rire...
Vol saprément long, un 8hres de route dans un avion à côté d'une fournaise humaine. Le type à ma gauche dégageait tant de chaleur, mon bras était à 10 cm du sien et je sentais la vague chaude sur ma peau, c'était pénible! J'étais sur-habillée pour ôter le plus de vêtements possibles de mes bagages, et j'avais CHAUD!! Le vol a semblé péniblement long. Heureusement qu'ils passent des films, ça m'a changé les idées. Mais je n'ai pas réussi à dormir...
Atterrissage à Montréal: il y a de la NEIGE au sol!!! Ma voisine de vol, étudiante aussi, est tout aussi émerveillée que moi. Passage aux douanes, rapide, récupération des valises, elles sont
toutes là, et direction l'accueil des voyageurs. J'ai sur la tête une tuque de père Noël avec un pompon au sommet d'une spirale, le tout décoré d'étoiles rouges qui clignotent. J'étais la coqueluche des agentes de bord (et des enfants) dans l'avion, mais ma mère semble découragée de constater que dans toute cette foule de passagers normaux, il fallait que ce soit SA fille qui porte ce truc que tout le monde regarde en riant. Ben quoi? C'est-y Noël ou pas?
Finalement, maman est la seule à être venue me chercher: les autres étaient affectés au ménage de la maison (derniers préparatifs "recevons Sophie"). Gros câlins, coucou, on file à la voiture et on repart. Je suis tout émerveillée de la neige, des gratte-ciel de Montréal (chose inconnue, en France, les gratte-ciel), les routes familières que j'avais oubliées...
5 minutes avant d'arriver à la maison, le cellulaire de maman sonne. Je réponds: c'est Clémence qui se demande où on est. Je lui décris la route ("Là il y a un lampadaire, puis un panneau 'maximum 90', ah on vient de croiser la rue Champlain...") et elle hurle (sans doute à l'intention de JoBe) "Y SONT LÀ!!!!!!!!". Ben oué. Je rentre à la maison.
Le reste s'enchaîne à une vitesse folle: réception par les petites soeurs, embrassades et câlins et sourires et blablabla. Comme d'hab, 10 minutes après nos retrouvailles, on se retrouve dans la salle de bain où Shicklett décide de me maquiller et de me coiffer (parce que j'ai un air épouvantable après cette dure journée). Je m'habille, et on file chez les grands-parents pour fêter Noël. Je suis si contente de revoir tout le monde!Le mercredi, on reçoit la famille de Thomas à dîner. Gros repas de wapiti, sanglier et oie blanche (de quoi me faire oublier mon quasi-végétarisme parisien) avec mamie et papi, maman et papa, JoBe, Mike, Thomas, maman et papa de Thomas, et maman du papa de Tom. Et moi. Bon repas jovial et chaleureux, tout a été parfait!
Il s'est passé des tas de choses pendant mon absence: mamie est tombée et s'est fracturé le bassin, elle se déplace maintenant en chaise roulante ou avec une marchette. Clémence, ma rebelle de monstre préféré, est amoureuse et on me présente son copain (qui, bonheur, me fait la bise!! Je l'aime bien, lui!).
Ma maman (dont l'activité favorite consiste généralement à couper toute source de musique à moins de 100 m. d'elle) m'apprend qu'elle a acheté deux CD de Mes Aïeux et qu'elle aime bien les écouter en voiture. Je rêve?! Et mon papa se balade avec des bottes et un chapeau de cowboy (...!).
m'emmerder pendant le week end. J'avais un peu hâte de rentrer à la maison. MAIS, horreur, je suis retombée amoureuse de Paris (Paris m'est amoureusement retombé dessus). Marina et son papa sont venus me délivrer de la demeure Castelnaudienne pour m'amener chez eux. En route, trop gentil, ils ont décidé que je ne devais pas quitter la ville sans avoir vu les illuminations de l'avenue des Champs Élysés. Alors on a fait le détour pour voir. SU-PER-BE. J'en ai encore des étoiles plein les yeux. On est revenus par le Trocadero pile à l'heure où la Tour Eiffel scintille, on s'est arrêté le temps de deux trois dernières photos. J'ai (bis) encore des étoiles dans les yeux.Lundi matin, lever à 4h45 pour quitter la maison à 5h00.
Beurk, c'est tellement pas une heure pour se lever! On arrive à l'aéroport vers 6h00 pour apprendre que mon vol, qui partait normalement à 8h50, est retardé de trois heures suite au mauvais temps à Montréal qui empêchait le décollage cette nuit. Bon, cool, je suis coincée dans le hangar aéroportuaire jusqu'à midi. J'achète une exorbitante passe d'accès au réseau wifi et je résiste à l'attrait du duty free à côté.Le soleil brille sur Roissy alors que le soleil matinal chasse doucement la brume autour. L'aéroport, sorte de hangar égayé par des (fausses?) plantes vertes, semble presque un endroit accueillant. J'entends des gens parler autour de moi: tous des québécois! Une grande majorité des voyageurs sont, comme moi, des étudiants qui rentrent au pays pour Noël. Ça me fait un sacré choc d'entendre autre chose que l'accent français auquel j'étais si habituée! Et... ça peut paraître snob, ou je ne sais quoi, mais c'est terrible à quel point certaines personnes ont le québécois profondément bûcheron! Ça m'a fait rire...
Vol saprément long, un 8hres de route dans un avion à côté d'une fournaise humaine. Le type à ma gauche dégageait tant de chaleur, mon bras était à 10 cm du sien et je sentais la vague chaude sur ma peau, c'était pénible! J'étais sur-habillée pour ôter le plus de vêtements possibles de mes bagages, et j'avais CHAUD!! Le vol a semblé péniblement long. Heureusement qu'ils passent des films, ça m'a changé les idées. Mais je n'ai pas réussi à dormir...
Atterrissage à Montréal: il y a de la NEIGE au sol!!! Ma voisine de vol, étudiante aussi, est tout aussi émerveillée que moi. Passage aux douanes, rapide, récupération des valises, elles sont
Finalement, maman est la seule à être venue me chercher: les autres étaient affectés au ménage de la maison (derniers préparatifs "recevons Sophie"). Gros câlins, coucou, on file à la voiture et on repart. Je suis tout émerveillée de la neige, des gratte-ciel de Montréal (chose inconnue, en France, les gratte-ciel), les routes familières que j'avais oubliées...
5 minutes avant d'arriver à la maison, le cellulaire de maman sonne. Je réponds: c'est Clémence qui se demande où on est. Je lui décris la route ("Là il y a un lampadaire, puis un panneau 'maximum 90', ah on vient de croiser la rue Champlain...") et elle hurle (sans doute à l'intention de JoBe) "Y SONT LÀ!!!!!!!!". Ben oué. Je rentre à la maison.
Le reste s'enchaîne à une vitesse folle: réception par les petites soeurs, embrassades et câlins et sourires et blablabla. Comme d'hab, 10 minutes après nos retrouvailles, on se retrouve dans la salle de bain où Shicklett décide de me maquiller et de me coiffer (parce que j'ai un air épouvantable après cette dure journée). Je m'habille, et on file chez les grands-parents pour fêter Noël. Je suis si contente de revoir tout le monde!Le mercredi, on reçoit la famille de Thomas à dîner. Gros repas de wapiti, sanglier et oie blanche (de quoi me faire oublier mon quasi-végétarisme parisien) avec mamie et papi, maman et papa, JoBe, Mike, Thomas, maman et papa de Thomas, et maman du papa de Tom. Et moi. Bon repas jovial et chaleureux, tout a été parfait!
Mais sinon, en profondeur, rien n'a changé. (Mike n'a pas changé. Haha!) J'adore ma famille, je suis tellement contente d'être ici!!
Et, tel que prévu, j'essaie de garder mes yeux d'aventurière littéraire même au Québec. Je suis allée à Montréal jeudi soir, pour une sortie au cinéma avec JoBe et Dez, et franchement, cette ville que je n'ai jamais aimée m'a semblé si jolie, sous la neige qui tombait doucement! Les gratte-ciel qui s'élevaient haut haut haut, la rue St-Denis illuminée et pleine de vie, le métro montréalais si différent de celui de Paris, mais dont l'odeur m'a rappelé tant de souvenirs d'études au Cégep du Vieux-Montréal.... J'ai vu Montréal à la façon d'une touriste, et j'ai adoré. J'espère que cette façon de voir les choses ne disparaîtra pas!!
Bref, voilà. Alors que j'avais l'habitude d'écrire régulièrement sur mon blog, il y a si longtemps que je n'y avais rien posté que même moi, je venais y faire un tour, ces derniers jours, et j'étais surprise de ne pas y trouver de nouveau post... Situation corrigée!
dimanche 23 décembre 2007
The End
"Ajoutez deux lettres à Paris: c'est le Paradis." (Jules Renard)
Au début de mon voyage, j'ai modifié un poème de Du Bellay pour exprimer ma triste condition d'exilée à Paris. Drôle de me souvenir que j'ai déjà été malheureuse d'être ici... Ça se lit donc comme suit.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein de rires et passions,
Vivre avec son amour le reste de son âge !
Quand reverrai-je, enfin, de mon charmant Québec
Fumer les cheminées, et en quelle saison
Reverrai-je les tours de ma si belle école,
Qui m'est une maison, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour où se trouvent mes amis,
Que des musées français le front harmonieux,
Plus que le marbre dur me plaît le bois doré :
Plus mon fier Saint-Laurent, que la Seine gauloise,
Plus les cieux enneigés, que les tristes pluies froides,
Et plus que l'air parisien la doulceur québécoise.
Bien sûr, je ne nie pas tout ce que j'ai écrit dans ce poème..... j'ai envie de rentrer chez moi, ben oui! Mais.... enfin.... vive la France, quoi!
Maintenant, j'écoute plutôt Jacques Brel. À en devenir dingue. Sourde. Étourdie. Je suis amoureuse de son Paris. Il chante ce que Paris doit être. Cette chanson, c'est ma chanson d'amour à cette ville que j'aime. Et à tous ceux que j'aime qui sont ici et que j'espère tant revoir bientôt!
Le soleil qui se lève et caresse les toits, et c'est Paris le jour.
La Seine qui se promène et me guide du doigt et c'est Paris toujours.
Et deux têtes qui tournent en regardant Versailles et c'est Paris la France.
Des jours que l'on oublie, qui oublient de nous voir, et c'est Paris l`espoir.
Et savoir que demain sera comme aujourd'hui, c'est Paris merveilleux.
Mais la fin du voyage, la fin de la chanson, et c'est Paris tout gris.
Dernier jour, dernière heure, première larme aussi, et c'est Paris la pluie.
La gare où s'accomplit la dernière déchirure, c'est Paris fini.
Loin des yeux loin du cœur, chassé du paradis, et c'est Paris chagrin.
Mais une lettre qui dit oui et c'est Paris demain.
Des villes et des villages, les roues tremblent de chance, c'est Paris en chemin.
Et tout qui recommence et c'est... Paris, je reviens!
D'ailleurs... Vous avais-je dit qu'entre Paris et moi, ce n'est pas fini? C'est une histoire à suivre, suffit d'attendre la saison deux... Mon blog dormira jusqu'à mon retour (ou deviendra le blog d'une aventurière littéraire en terre québécoise!)!
Je pars demain matin.
"Connaître ou ne rien savoir/ t'avais choisi pardi! / Et naître ou ne rien avoir / t'avais choisi ton paradis / Paradis./
Si mes pensées / sont vérités / je remont'rai / d'où je descends./
S'il est risqué / de dire attends / j'attendrai plus, / je r'descendrai / d'où je montant." (Têtes raides - C'est dimanche)
Au début de mon voyage, j'ai modifié un poème de Du Bellay pour exprimer ma triste condition d'exilée à Paris. Drôle de me souvenir que j'ai déjà été malheureuse d'être ici... Ça se lit donc comme suit.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein de rires et passions,
Vivre avec son amour le reste de son âge !
Quand reverrai-je, enfin, de mon charmant Québec
Fumer les cheminées, et en quelle saison
Reverrai-je les tours de ma si belle école,
Qui m'est une maison, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour où se trouvent mes amis,
Que des musées français le front harmonieux,
Plus que le marbre dur me plaît le bois doré :
Plus mon fier Saint-Laurent, que la Seine gauloise,
Plus les cieux enneigés, que les tristes pluies froides,
Et plus que l'air parisien la doulceur québécoise.
Bien sûr, je ne nie pas tout ce que j'ai écrit dans ce poème..... j'ai envie de rentrer chez moi, ben oui! Mais.... enfin.... vive la France, quoi!
Maintenant, j'écoute plutôt Jacques Brel. À en devenir dingue. Sourde. Étourdie. Je suis amoureuse de son Paris. Il chante ce que Paris doit être. Cette chanson, c'est ma chanson d'amour à cette ville que j'aime. Et à tous ceux que j'aime qui sont ici et que j'espère tant revoir bientôt!
Le soleil qui se lève et caresse les toits, et c'est Paris le jour.
La Seine qui se promène et me guide du doigt et c'est Paris toujours.
Et deux têtes qui tournent en regardant Versailles et c'est Paris la France.
Des jours que l'on oublie, qui oublient de nous voir, et c'est Paris l`espoir.
Et savoir que demain sera comme aujourd'hui, c'est Paris merveilleux.
Mais la fin du voyage, la fin de la chanson, et c'est Paris tout gris.
Dernier jour, dernière heure, première larme aussi, et c'est Paris la pluie.
La gare où s'accomplit la dernière déchirure, c'est Paris fini.
Loin des yeux loin du cœur, chassé du paradis, et c'est Paris chagrin.
Mais une lettre qui dit oui et c'est Paris demain.
Des villes et des villages, les roues tremblent de chance, c'est Paris en chemin.
Et tout qui recommence et c'est... Paris, je reviens!
D'ailleurs... Vous avais-je dit qu'entre Paris et moi, ce n'est pas fini? C'est une histoire à suivre, suffit d'attendre la saison deux... Mon blog dormira jusqu'à mon retour (ou deviendra le blog d'une aventurière littéraire en terre québécoise!)!
Je pars demain matin.
"Connaître ou ne rien savoir/ t'avais choisi pardi! / Et naître ou ne rien avoir / t'avais choisi ton paradis / Paradis./
Si mes pensées / sont vérités / je remont'rai / d'où je descends./
S'il est risqué / de dire attends / j'attendrai plus, / je r'descendrai / d'où je montant." (Têtes raides - C'est dimanche)
Inscription à :
Messages (Atom)

